Philippe, un ami très cher, en écologiste conséquent, participa au colloque nommé Contre-Grenelle de l’environnement en 2007. Il m’offrit, peu après, le livre Pour repolitiser l’écologie – le Contre-Grenelle de l’environnement aux éditions Parangon/Vs, ouvrage collectif présentant les actes de ce symposium tenu en octobre 2007 à Lyon, peut-être parce qu’il estimait ma sensibilité écologique faible, peut-être parce qu’il voulait savoir quelles critiques je pourrais faire de textes qui, à l’époque, dans l’ensemble l’enthousiasmaient.

Bien qu’ayant par goût une empreinte écologique faible, bien qu’opposé aux sources de pollutions somptuaires : avions, piscines & habitats individuels, bien qu’opposé aux centrales nucléaires & aux OGM pour des raisons politiques (la sécurité des premières nécessitant une société policière & utiliser les seconds reviennent à se mettre à la merci de deux ou trois multinationales impitoyables), je ne suis pas un écologiste (scientifique étudiant les écosystèmes), ni un écologismiste (croyant pensant que la sauvegarde de l’environnement suffira à sauver l’humanité).

J’avais, cependant, une bonne image de ces derniers. La lecture de cet opuscule m’a atterré : de toutes les têtes pensantes de ce mouvement protéiforme, une seule montrait une démarche scientifique, les autres énonçant une série impressionnante d’inepties & d’acte de foi tenant lieu de vérités révélées. Des textes, presque tous yaka-ifokon, ne voyant que des aspects négatifs, parfois fantasmatiques, de ce qu’ils critiquent & les aspects positifs, parfois irréalistes, de ce qu’ils prônent. Des textes défendant beaucoup de mes idées, non pas rationnellement, mais avec tous les artifices spécieux de la propagande politique & de la publicité.

D’où la structure de ce livre qui comporte cinq chapitres :

* les deux premiers rappellent les définitions de base & le contexte d‘analyse ;

* le troisième s’avère une critique de chacun des articles exposés, en en présentant un résumé contenant de larges citations de ces articles pour montrer les erreurs de raisonnement, les approximations malsaines, suivi des critiques ;

* le quatrième, s’appuie sur un autre ouvrage, celui du décroissanciste Vincent Cheynet, Le Choc de la décroissance, qui contient tout autant de contre-vérités, tout autant d’erreurs ;

* le cinquième présente synthétiquement toutes les techniques prosélytes employées dans ces ouvrages & il propose une démarche pour aborder, rationnellement, la problématique de l’inévitable décroissance.

Il n’est pas nécessaire d’avoir lu les textes critiqués pour suivre & comprendre parce que d’une part, le contexte est correctement restitué & parce que d’autre part, j’essaie de ne pas déformer les positions des auteurs. Cette critique impitoyable d’une attitude que je préfère nommer environnementalisme, car son objectif est de préserver l’environnement & non l’espèce humaine, ne vise pas à ridiculiser, mais à poser les bases d’une réflexion écologiste saine ; c’est-à-dire, cherchant à nous préserver des dégradations des écosystèmes &, si possible à les éviter.

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Si je devais reprendrer ce texte pour ne version papier, je le modiefierai sunstantiellement. En 2008, j’estimai correct d’être sceptique à propose du réchauffement climatique. Aujourd’hui même si l’irrationalité des arguments en sa faveur perdure, il devient difficile de le nier. Cependant si grave que soit ce problème, c’est sa conjonction avec la raréfaction des ressources non renouvelables qui m’inquiète !

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